
Centre d’art et de photographie de Lectoure – Mars 2026
| Actuellement au Centre d’art et de photographie Les échos de l’ordinaire ![]() Bertien van Manen, Let’s Sit Down Before We Go, Vlada in the kitchen, Kazan, 1992 Les photographies de Bertien van Manen (1935−2024) ne tiennent ni du journal intime, ni de l’album de famille. Il n’est question ni d’elle, ni de rituels, d’événements ou de mises en scènes planifiées. Elles ne correspondent pas non plus aux canons du spectaculaire et aux lieux communs du photojournalisme. Son œuvre pourrait se définir comme une chronique intime et subjective de la vie des gens ordinaires. C’est en feuilletant Les Américains (1958), livre de Robert Frank, que Bertien van Manen aura le déclic de la photographie qu’elle veut réellement faire et du monde qu’elle souhaite raconter. C’est dans cette distance et cette proximité qu’elle souhaite désormais s’inscrire. Fille d’un ingénieur des mines de charbon des Pays-Bas, elle part en 1985 aux États-Unis, dans les Appalaches, à la recherche de femmes travaillant dans les mines. La photographe délaisse son matériel photographique professionnel pour arborer un petit appareil 35 mm d’amateur. Jamais cyniques, ses images oscillent entre beauté et chaos.Bertien van Manen sera l’une des premières à se glisser derrière le rideau de fer pour documenter la vie post-soviétique en Russie, Moldavie, au Kazakhstan, en Ouzbékistan et en Ukraine. Elle n’est pas une photographe de rue : les relations qu’elle tisse sont plus intimes. C’est avec le même appétit des autres qu’elle tentera, au tournant des années 2000, de faire le portrait d’une société encore plus opaque : la Chine. Cette exposition nous fait découvrir, après une présentation à Guingamp au Centre d’art Gwinzegal, une artiste profondément féministe et engagée. Quatre séries photographiques majeures y sont regroupées : aux Pays-Bas, aux États-Unis, en ex-URSS et en Chine. La photographie de Bertien van Manen, loin du sensationnalisme et des récits dominants, construit une œuvre documentaire singulière, portée par une empathie de tous les instants. — Exposition du 21 février au 3 mai 2026 Au Centre d’art et de photographie de Lectoure Ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h, entrée libre Accueil des groupes et scolaires du lundi au vendredi, sur réservation Cette exposition est réalisée par le Centre d’art Gwinzegal de Guingamp, en coproduction avec le Centre de la photographie de Mougins et avec la Fondation Bertien van Manen, Amsterdam. Avec le soutien de l’ambassade du royaume des Pays-Bas. En savoir plus Programme
Campagne d’adhésion 2026 |
| |
| |
| Centre d’art et de photographie de Lectoure CACIN Maison de Saint-Louis, 8 cours Gambetta 32700 Lectoure www.centre-photo-lectoure.fr info@centre-photo-lectoure.fr +33 5 62 68 83 72 |
| |
| Le Centre d’art et de photographie de Lectoure – CACIN (Centre d’art contemporain d’interêt national) reçoit le soutien de la DRAC Occitanie, de la région Occitanie / Pyrénées-Méditérranée, du département du Gers et de la ville de Lectoure. Il est membre des réseaux d.c.a, air de Midi, LUX et LMAC. |
| |


