Centre d’art et de photographie de Lectoure – janvier 2026

Centre d’art et de photographie de Lectoure – janvier 2026

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Actuellement  Dommage !

Droits réservés © collectif le commun des mortels

Jacques Barbier et Élise Pic – alias le commun des mortels – sont des artistes collectionneur·euses de photographie amateur. Débutée en 2013, leur collection se compose de 3 millions d’objets photographiques et couvre près de deux siècles d’histoire de la photographie, du daguerréotype au numérique. Avec passion et sans aucune nostalgie, ils collectent autant l’exceptionnel que le banal. Leur collection reflète la modestie des sujets et des auteur·ices, la vie quotidienne ordinaire. Le collectif, installé dans un atelier-galerie à Simorre dans le Gers, développe par ailleurs une pratique artistique et éducative autour de sa collection, notamment à travers l’édition de livres d’artistes et la conception d’ateliers.

L’archive constituée par le commun des mortels est organisée par thématiques. Les images classées sont soigneusement rangées dans des boîtes. Parmi elles, une section occupe une place toute particulière : celle des dommages. Pliées, tâchées, arrachées, oxydées, griffonnées, moisies, brûlées, découpées, effacées : ces photographies altérées par le temps ou l’usage recèlent des qualités esthétiques libres de toute intention artistique. L’exposition Dommage ! propose une installation unique de cette collection, une entrée dans l’univers, l’archive et le laboratoire de Jacques Barbier et Élise Pic.

« Notre travail de collecte de photos populaires et de création d’archives singulières tend à porter au quotidien, à ce “bruit de fond”, l’intérêt qu’il mérite. Ce qui nous intéresse ? Interroger l’ordinaire et le mettre en évidence, rendre compte de la vie du commun des mortels. »

Marine Segond

— Exposition jusqu’au 25 janvier 2026
Au Centre d’art et de photographie de Lectoure
Ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h, entrée libre
Accueil des groupes et scolaires du lundi au vendredi, sur réservation

Programme du mois de janvier

Lectures à voix haute— Samedi 10 janvier à 17h au centre d’art.
Lectures en lien avec l’exposition Dommage ! en partenariat avec Lectoure à voix haut.
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Projection­— Mercredi 14 janvier à 18h au cinéma Le Sénéchal.
Projection du film Le garçon de Zabou Breitman et Florent Vassault. Suivi d’un verre de l’amitié et d’un moment d’échange

.­­Stage créatif ­— Samedi 17 janvier de 11h à 16h au centre d’art.
Un atelier photo-collage pour mêler et repartir avec un livre à pli contenant vos créations. Possibilité de ramener et d’utiliser vos propres photos.
Prévoir un pique-nique. Sur inscription (places limitées).
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En savoir plus

Prochainement    Les échos de l’ordinaire
       
Bertien van Manen, Let’s Sit Down Before We Go, Ljalja, Odessa, 1991

Les photographies de Bertien van Manen (1935−2024) ne tiennent ni du journal intime, ni de l’album de famille. Il n’est question ni d’elle, ni de rituels, d’événements ou de mises en scènes planifiées. Elles ne correspondent pas non plus aux canons du spectaculaire et aux lieux communs du photojournalisme. Son œuvre pourrait se définir comme une chronique intime et subjective de la vie des gens ordinaires.
C’est en feuilletant Les Américains (1958), livre de Robert Frank, que Bertien van Manen aura le déclic de la photographie qu’elle veut réellement faire et du monde qu’elle souhaite raconter. C’est dans cette distance et cette proximité qu’elle souhaite désormais s’inscrire.
Fille d’un ingénieur des mines de charbon des Pays-Bas, elle part en 1985 aux États-Unis, dans les Appalaches, à la recherche de femmes travaillant dans les mines. La photographe délaisse son matériel photographique professionnel pour arborer un petit appareil 35 mm d’amateur. Jamais cyniques, ses images oscillent entre beauté et chaos.
Bertien van Manen sera l’une des premières à se glisser derrière le rideau de fer pour documenter la vie post-soviétique en Russie, Moldavie, au Kazakhstan, en Ouzbékistan et en Ukraine. Elle n’est pas une photographe de rue : les relations qu’elle tisse sont plus intimes. C’est avec le même appétit des autres qu’elle tentera, au tournant des années 2000, de faire le portrait d’une société encore plus opaque : la Chine.
Cette exposition nous fait découvrir pour la première fois en France une artiste profondément féministe et engagée. Quatre séries photographiques majeures y sont regroupées : aux Pays-Bas, aux États-Unis, en ex-URSS et en Chine. La photographie de Bertien van Manen, loin du sensationnalisme et des récits dominants, construit une œuvre documentaire singulière, portée par une empathie de tous les instants.

—  Vernissage le samedi 21 février à 11h
—  Exposition du 21 février au 3 mai 2026

Au Centre d’art et de photographie de Lectoure
Ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h, entrée libre
Accueil des groupes et scolaires du lundi au vendredi, sur réservation

Cette exposition est réalisée par le Centre d’art Gwinzegal de Guingamp, en coproduction avec le Centre de la photographie de Mougins et avec la Fondation Bertien van Manen, Amsterdam. Avec le soutien de l’ambassade du royaume des Pays-Bas.
En savoir plus

Centre d’art et de photographie de Lectoure

CACIN
Maison de Saint-Louis, 8 cours Gambetta
32700 Lectoure
 
www.centre-photo-lectoure.fr
info@centre-photo-lectoure.fr
+33 5 62 68 83 72

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